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#deck:Inventaire::MOD.02 Le plafond
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Selon Wrigley, quelle est la « vraie énigme » de la révolution industrielle — et ce n'est pas son commencement ? Pourquoi elle ne s'est pas arrêtée. D'autres accélérations avaient eu lieu (Song en Chine, Italie des communes, Hollande du Siècle d'or) et s'étaient toutes arrêtées, pour une raison physique.
MOD.02, §1
Quelle est la définition opératoire d'une économie organique ? Une économie où toute l'énergie disponible — force mécanique par le muscle, chaleur par le bois — vient de la photosynthèse en cours, donc d'une surface de terre qui est fixe.
MOD.02, §2
Pourquoi le vent et l'eau n'ajoutent-ils que « peu » d'énergie à une économie organique, selon le module ? Parce qu'ils agissent de manière localisée : pas de moulin sans rivière, ni de voile dans les terres — ils ne lèvent donc pas la contrainte générale de la photosynthèse.
MOD.02, §2
Pourquoi l'avoine progresse-t-elle plus vite que toutes les autres céréales en Angleterre entre la fin du Moyen Âge et le début du XIXe siècle ? Parce que son usage dominant est de nourrir les chevaux, et que le transport routier explose au XVIIIe siècle avec les routes à péage : la terre qui accueille le transport n'accueille plus de pain.
MOD.02, §3
Combien de bois sec faut-il, selon Wrigley, pour produire une tonne de fer en barre dans l'Angleterre du XVIIe siècle — et quelle fourchette donne-t-il en note ? Environ trente tonnes ; en note, il précise que les estimations varient, selon les auteurs, entre vingt-cinq et cinquante tonnes — il a choisi trente.
MOD.02, §4
Si la moitié de la Grande-Bretagne était couverte de forêt en rendement soutenu, combien de fer par an au maximum — et que produit la Chine en 2008 ? Environ un million deux cent cinquante mille tonnes par an, plafond absolu. La Chine a produit cinq cents millions de tonnes d'acier en 2008 — quatre cents fois ce plafond.
MOD.02, §4
Que veut dire le module quand il loue un auteur qui « montre sa fourchette avant de choisir son point » ? C'est le signe d'un auteur sérieux : Wrigley donne la marge d'incertitude (25 à 50 tonnes de bois par tonne de fer) avant de fixer son chiffre. L'absence d'une telle fourchette, chez un autre auteur, est elle-même un renseignement.
MOD.02, §4
En quel sens Ricardo et Malthus « n'avaient pas tort », selon le module ? Ils décrivaient correctement le monde qu'ils avaient sous les yeux, ayant identifié la contrainte réelle — la fixité de la terre. Réfutés sur leurs prédictions, ils restent féconds sur leur question.
MOD.02, §5
Selon Ricardo (Principes, 1817), par quel enchaînement le profit finit-il par s'écraser jusqu'à l'état stationnaire ? La population augmente, on cultive des terres moins bonnes, le rendement du dernier acre baisse, la rente des bonnes terres monte ; le profit, coincé entre rente montante et salaire de subsistance, s'écrase jusqu'à zéro.
MOD.02, §5
Que dit Malthus (1798) de la progression de la population comparée à celle des subsistances ? La population, si rien ne l'arrête, croît en progression géométrique ; les subsistances, en progression arithmétique. Il faut donc que quelque chose l'arrête — la misère, ou la prudence.
MOD.02, §5
Le plafond organique interdit-il la croissance smithienne (spécialisation et échange) ? Que dit exactement le module ? Non : il ne l'interdit pas, il la borne. Wrigley donne le chiffre : un taux de croissance soutenu à 0,5 % l'an était probablement inconnu dans une économie organique pleinement installée.
MOD.02, §6
Pourquoi, sous le plafond organique, « obtenir davantage, c'est prendre à quelqu'un » ? Parce que le total ne peut guère augmenter : la distribution n'est plus une question morale ajoutée à l'économie, elle est le problème économique — d'où l'obsession des greniers, des prix du blé, des révoltes de subsistance.
MOD.02, §7
Quelle est la définition de l'économie énergivore (energy-rich) qui succède à l'économie organique ? Une économie qui ne vit plus d'un flux — la photosynthèse de l'année — mais d'un stock — la photosynthèse fossilisée de trois cents millions d'années. Le rendement thermique passe de 4 200 kcal/kg pour le bois à 8 000 pour la houille.
MOD.02, §8
Le charbon a desserré une contrainte physique — cela fait-il consensus comme cause de la révolution industrielle, selon le module ? Non. Allen privilégie les prix relatifs (salaires hauts, énergie basse) ; Malm attaque le récit ricardo-malthusien de Wrigley et fait de la maîtrise du travail la vraie raison du choix de la vapeur.
MOD.02, §8