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#deck:Inventaire::MOD.10 Le reste du monde n'est pas un reste
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Quel « angle mort » des plans de cours d'histoire économique le module dénonce-t-il d'entrée ? Le monde non européen y entre presque toujours comme objet mesuré (effet des traites, effet du rail) ou comme chapitre d'aire à part — presque jamais comme lieu d'où viendrait une théorie.
MOD.10, §1
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, où va massivement l'argent des mines d'Amérique espagnole (Potosí, Zacatecas), contrairement au récit scolaire ? En Chine, par Manille, par le Cap et par tous les chemins — et non en Europe, qui n'est, dans ce circuit, que l'intermédiaire commissionné.
MOD.10, §2
Par quel mécanisme de prix l'argent américain est-il aspiré vers la Chine ? En Chine, où la fiscalité et l'économie Ming se sont réargentées, l'argent vaut, contre l'or, presque le double de sa valeur en Europe — l'arbitrage aspire le métal du monde vers l'Asie.
MOD.10, §2
Que « défait » le fait de l'argent américain filant vers la Chine, selon le module ? Une histoire où l'Europe serait le centre actif et l'Asie la périphérie passive : au XVIe siècle, le client final du système monétaire mondial, dont la demande fixe les prix, est chinois.
MOD.10, §2
En Afrique, pourquoi la propriété foncière privée a-t-elle « peu de raison d'être » là où la terre est abondante ? Pourquoi clôturer ce qui abonde ? Le paysan pressuré défriche plus loin, la sortie est toujours ouverte — ce qui est rare et disputé, ce sont les personnes, non les champs.
MOD.10, §3
Comment le cas africain (Austin) éclaire-t-il rétrospectivement la traite atlantique, selon le module ? Les traites s'articulent à des économies où la personne est déjà la forme principale de la richesse ; la nouveauté de la plantation atlantique est d'y avoir branché une demande industrielle illimitée.
MOD.10, §3
Comment le cas africain généralise-t-il la thèse de Scott sur la lisibilité, en une règle ? L'État inscrit toujours le facteur rare : des champs en Mésopotamie, des corps en Afrique. La thèse de Scott survit, mais généralisée par l'épreuve africaine.
MOD.10, §3
Qu'est-ce que la voie « intensive en travail » identifiée par Sugihara pour le Japon et les tigres asiatiques ? Là où le travail abonde et le capital manque, on économise le capital et l'on intensifie le travail — sa quantité, sa qualité, sa discipline, son école : un second sentier d'industrialisation, rationnel dans sa propre configuration de prix.
MOD.10, §4
Comment la voie asiatique de Sugihara affecte-t-elle le calcul d'Allen — confirmation ou réfutation ? Elle le confirme dans sa logique : les prix relatifs commandent la direction technique. Mais elle le dénationalise dans sa conclusion : l'Angleterre n'a pas trouvé le chemin, elle a trouvé son chemin.
MOD.10, §4
Comment le cas indien du XIXe siècle met-il à l'épreuve le mécanisme de Tilly ? L'Inde voit s'installer un appareil d'extraction importé, monté pour servir une métropole, sans les guerres intérieures qui, en Europe, avaient forcé le marchandage : extraction sans marchandage, donc fiscalité sans droits — ce que Tilly prédit quand la variable manque.
MOD.10, §4
Que devient l'Inde du XIXe siècle en termes de production textile mondiale, selon le module ? Le premier exportateur textile du monde se défait : les tissus indiens habillaient l'Europe, l'Afrique et l'Asie avant que Manchester ne retourne la vague.
MOD.10, §4
Quelle est la « règle générale » énoncée en conclusion du module sur le statut des cas non européens ? Un cas non européen n'est pas un contre-exemple ni une annexe, c'est un banc d'essai : une théorie non éprouvée hors d'Europe est une théorie en attente d'examen — et la symétrie inverse n'est pas mieux lotie.
MOD.10, §5
Récapitulez : quel mécanisme des modules précédents chacun des quatre cas régionaux met-il à l'épreuve, selon le module ? L'argent américain casse le récit eurocentré des flux ; l'Afrique généralise Scott ; l'Asie orientale dénationalise Allen ; l'Inde confirme en creux Tilly.
MOD.10, §5
Pourquoi le paysan africain, sous un régime de terre abondante, ne peut-il pas être efficacement taxé sur ses champs ? Parce que la sortie lui reste toujours ouverte — défricher ailleurs — ce qui rend toute tentative de fixer l'impôt sur la terre vaine, contrairement à une situation où la terre est le facteur rare.
MOD.10, §3